Vous savez, le matin, quand les oiseaux chantent (ou que le réveil strident sonne et que vous avez des envies meurtrières compulsives), vous vous levez tendrement, vous ouvrez les volets de votre fenêtre, vous respirez profondément l'air frais matinal et contemplez les nuances du ciel créer une atmosphère digne d'un tableau de Monet. S'ajoute ensuite le parfum du café (ou du thé, au choix) mêlé à celui de vos petits pains chauds que vous tartinez avec soin de confiture. Bref, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes (sacré Voltaire, tu me l'auras bien mise en tête cette phrase) jusqu'à ce que vous allumez la... TÉLÉVISION ou si vous préférez, objet de lobotomie potentiel (je vous promets, ceci sera une définition prochaine que l'Académie Française ferait bien de reconnaître). Oui parce que sincèrement, si nous sommes au 21ème siècle et que le monde tombe en ruine, il faut bien donner la faute à quelqu'un ou à quelque chose. Moi j'ai choisi d'accuser la télévision, parce qu'elle catapulte mon esprit dès le matin, moment crucial de ma vie, de mon existence pure et éternelle en lui inculquant un mélange psychédélique de conneries. Et en particulier, c'est LA CAUSE de cet amas de musique qui ferait bien d'être reconnue dans le genre PoubelleLand, soit musique à jeter à la poubelle. Ils sont tous là, les uns après les autres, enfoncés dans un classement (oui parce qu'ils osent même faire un classement de 10 à 1, à croire que ça doit être de le Top classement des chansons PoubelleLand de la semaine) et ils vous font savourer pendant 50 minutes la vision de clips clichés aux chanteurs clichés (vous voyez un peu, comme ils ont le sens de la coordination) , courant sur une plage, avec des têtes d'imbéciles heureux, touchant maladroitement dans tous les sens le corps luisant de filles grandes et minces en bikini et en disant, je cite : Turn the lights out now Now I'll take you by the hand Drink it if you can can you spend a little time ? (Je vous fait offre de ne pas écrire la suite sinon vous risquez un vomissement soudain). Oui nous sommes effectivement très loin des chansons passées dans Newport Beach qui révélaient des groupes peu connus. Et puis quelle est cette histoire, hein ? Pourquoi met-on toujours en avant des filles se faisant toucher de partout tel des objets vendus dans la brocante du coin ? Et pourquoi les hommes sont toujours ceux qui ont des voitures de luxe, des villas gigantesques et j'en passe? Hein ? Non, je suis désolée mais ne venez surtout pas me dire, que la place de la femme doit changer. Vous regardez, vous subissez, vous en êtes satisfaites, vous en assumez toutes les conséquences, Mesdemoiselles ( ah non, "Mesdames" pardon, j'oubliais que pour certaines personnes supprimer le "Mademoiselle" est une occupation plus importante que celle de sauver la crise économique, MAIS QUAND MÊME).
Voilà pourquoi je déteste la télévision, même si quand je n'ai plus de bouquins et que j'ai la fièvre à 40, elle est ma seule grande occupation (hormis celle de jouer avec la boite de mouchoirs, ça c'est vraiment, l'anti-ennui par excellence, je vous assure). Elle nous offre un spectacle de la vie qui n'est pas le notre, une palette superficielle de gens conformes, aux étiquettes restreintes, que nous voulons suivre aveuglement parce que nous sommes d'éternels insatisfaits. Nous grandissons dans un monde rempli de dogmes et nous ne cherchons pas à aller plus loin que les 10 m² de notre salle de bain. Et je trouve ça triste, complètement avide de sens, parce que nous devrions être un minimum fiers de ce que nous sommes, même si nous sommes des êtres parfaitement imparfaits, même si nous ne prenons pas toujours les bons chemins. Car après tout c'est ça qui nous maintient vraiment en vie, le danger. Se tromper, recommencer, se tromper. Éternelle farandole.
Alors oui, allumer la télévision le matin est vraiment l'une des pires entorses que je ne devrais pas faire et puis finalement, ça me fait rire. Je ris, histoire de faire mieux. Histoire de me dire qu'il vaudrait peut-être mieux regarder Horror Cannibal plutôt que le clip de One Direction en prenant mon petit déjeuner. Mais bon, ma petite soeur serait sûrement fâchée, et j'ai quand même une petite once de gentillesse en moi alors je lui laisserais la télécommande, comme d'habitude en esquissant un petit sourire intérieur.
Voilà pourquoi je déteste la télévision, même si quand je n'ai plus de bouquins et que j'ai la fièvre à 40, elle est ma seule grande occupation (hormis celle de jouer avec la boite de mouchoirs, ça c'est vraiment, l'anti-ennui par excellence, je vous assure). Elle nous offre un spectacle de la vie qui n'est pas le notre, une palette superficielle de gens conformes, aux étiquettes restreintes, que nous voulons suivre aveuglement parce que nous sommes d'éternels insatisfaits. Nous grandissons dans un monde rempli de dogmes et nous ne cherchons pas à aller plus loin que les 10 m² de notre salle de bain. Et je trouve ça triste, complètement avide de sens, parce que nous devrions être un minimum fiers de ce que nous sommes, même si nous sommes des êtres parfaitement imparfaits, même si nous ne prenons pas toujours les bons chemins. Car après tout c'est ça qui nous maintient vraiment en vie, le danger. Se tromper, recommencer, se tromper. Éternelle farandole.
Alors oui, allumer la télévision le matin est vraiment l'une des pires entorses que je ne devrais pas faire et puis finalement, ça me fait rire. Je ris, histoire de faire mieux. Histoire de me dire qu'il vaudrait peut-être mieux regarder Horror Cannibal plutôt que le clip de One Direction en prenant mon petit déjeuner. Mais bon, ma petite soeur serait sûrement fâchée, et j'ai quand même une petite once de gentillesse en moi alors je lui laisserais la télécommande, comme d'habitude en esquissant un petit sourire intérieur.




